samedi 2 février 2013

Un Long Voyage

L'eau avait commencé à manquer. La situation était critique. L'Homme devait se contenter de substitue. L'effet sur l'organisme était néfaste et beaucoup moururent. Beaucoup d'autres se donnèrent la mort ne pouvant supporter d'assister à la fin de leur monde. Le désespoir s'empara des âmes. La désolation régnait. L'heure était grave depuis bien longtemps. Mais personne n'avait eu le courage de regarder la montre en face. Et le temps avait couru... battant son propre record.
Les recherches menées par les scientifiques étaient diverses et variées. Mais aucune n'avait été porteuse d'espoir ou de solution. Pourtant s'il restait quelque chose à faire à présent il fallait agir vite.
Et finalement c'est ce qu'ils firent.
A l'aube du crépuscule du monde, une découverte fut faite, et elle précipita l'enchaînement des évènements. Les scientifiques découvrir, dans un autre système solaire proche du notre, une planète toute semblable à la Terre: composition, poids, température,... Il fut décidé que cette petite planète, voisine d'une naine rouge, allait être le salut.
S'il est vrai que l'idée était séduisante, le désespoir aidant, un immense obstacle se dressait toutefois sur la voie du salut: l'Homme n'était pas prêt pour une telle aventure. L'Homme n'était pas prêt techniquement, politiquement, psychologiquement. L'idée de sacrifice, pour prendre un exemple, n'était pas assimilé par les esprits. Chacun savait que tous ne pourraient pas être évacués mais aucun ne s’imaginait être le sacrifié. Toujours le voisin. Et lorsque la technique fut plus ou moins prête, l'annonce fut faite que, comme autrefois déjà, un grand tirage au sort aurait lieu pour désigner les survivants, les émigrés, l'espoir de l'Humanité. Le "grand jeu" eu lieu. Mais soudain l'Homme douta. De ses dirigeants, de ses concitoyens, de ses voisins. Il accusa les hautes sphères de tricherie. Il ne croyait pas au sort, au hasard. Certaines élites profitèrent de ce tollé pour exprimer leur désaccord envers l'option choisie. Ils parlèrent d'inégalité, d’anti-démocratie, de manipulation, de pots-de-vin. Des émeutes éclatèrent un peu partout. Affrontements généralisés. A nouveau beaucoup moururent. L'Homme étaient désespéré. Les “heureux élus” furent assassinés, jetés en pâture au monstre aux yeux verts. L'homme est un loup pour l'homme la preuve en était encore faite. Et alors que la planète mourante était à feu et à sang, dans une tentative d'euthanasie de la part de ses enfants, quelques politiciens, penseurs, personnalités, partir sur la pointe des pieds. Et avec eux parti les derniers représentants de l'Humanité.
La fusée dans laquelle ils embarquèrent avait été conçue pour ce grand voyage. A son bord on pouvait manger, respirer sans se soucier de rien ou presque. Bien heureux. La fusée, qui était partie pour un vol de 10 ans, erra dans le nuit étoilée pendant plus de 45. Ils tournèrent en rond, la fusée filant en suivant un chemin sans fin.
Certains des passagers moururent de vieillesse, d'autres d'ennui. D'autres au contraire s'accrochèrent désespérément à la vie trop désireux de connaître cette nouvelle terre, ce nouvel El Dorado; trop désireux d'être sûr que l'homme n'allait pas s'éteindre dans cet univers glacé.

Un jour enfin le ciel s'ouvrit devant eux. Une route fut suivie. Le chemin avait été trouvé. Il était tracé comme si la planète les attendait depuis toutes ces années et les appelait à elle.
Terre 2 était comme ils l'avaient rêvée: parfaite. Cela aurait pu être troublant... mais pas pour l'Homme.
L’eau coulée en abondance. L'Homme fit rapidement le tour de son nouveau joyau mais ne trouva aucune trace de vie.
L'Homme était satisfait et avait l'esprit tranquille. Il n'y avait sur cette planète rien dont il ait à se méfier. A part peut-être de lui-même...
L'Homme était puissant, il en était convaincu. Il avait survécu à l'extinction de sa propre planète et, grâce à sa science, il avait réussi à en trouver une autre en tous points semblable et avait réussi à s'y rendre. L'espèce était sauve. L'Humanité allait pouvoir se recréer, ailleurs. Finalement l'Homme s'exportait plutôt bien.

L'Homme s’implanta. Très vite. Il construisit de quoi se loger. Il creusa pour tirer les substances utiles. Il édifia. Il fit de Terre 2 l'image de la Terre. Sur tout les plans. Et en peu de temps les mêmes problèmes se présentèrent. Terre 2 commençait à souffrir. L'Homme n’avait toujours compris qu'il n'était qu'un locataire et que l'univers ne tournait pas autour de lui. Il était toujours égoïste et à nouveaux des conflits éclatèrent.
Et alors que les hommes se déchiraient une épidémie apparue. Rapide, contagieuse, virulente. En moins d'un mois la planète entière était contaminée et en 3 mois l’Homme s’était éteint. Il eu juste le temps de réaliser ce qui lui arrivait, juste le temps de comprendre qu'il ne pourrait rien faire et qu'il allait mourir. Juste le temps de comprendre que son nouvel El Dorado le tuait.
En moins d'un siècle l'Homme avait disparu de la surface de l'Univers. Le gêneur ne gênerait plus. Terre 2 avait terminé son oeuvre. Comme à chaque fois. La Terre pouvait reposer en paix. L'ordre avait été rétablit. Et comme à chaque fois l'Univers ne s'en porterait que mieux.
A présent la planète se refaisait une beauté et attendait la suite.



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